44

Epidémie Covid-19 : retour à la case départ ?

L’institut vient de publier une prépublication, étude en association avec l’Agence Sanitaire de Santé Publique et l’Inserm, sur la contamination par le Covid : 5,7% de Français auront été infectés d’ici le 11 mai. Appréciez la précision avec décimale, compte tenu de ce qui va suivre. Si on comprend bien, cela veut dire qu’en sortie de confinement, le virus continuera à circuler un peu partout, et 94,3%, soit la presque totalité de la population pourra être contaminée car non immunisée. C’est un retour à la case départ après 3 mois d’évolution ?

Nous sommes comme dans un bateau au milieu de l’océan, sans gouvernail, sans sextant, sans boussole, sans GPS. Certes il nous reste les étoiles, à condition que les astronomes ne se transforment pas en astrologues.

On estime qu’il faut 60-70%, l’Institut Pasteur parle de 70%, de personnes immunisées pour ne pas avoir de seconde vague, pour que l’épidémie s’arrête sans traitement. Il le calcule à 5,7%, d’autres l’estiment autour de 10%. Comment arrivent-ils à ce chiffre ? En se basant sur « des modélisations mathématiques et statistiques, permettant de croiser les données sur les décès et sur la probabilité de mourir quand on est infecté, afin de parvenir à une estimation de la part de population touchée par le virus. »

En fait tout part du R0. Qu’est-ce que ce R0 que j’évoquais dans mon billet du 13 mars ? C’est l’indice de contagiosité du virus. Quand une personne en contamine 3, cet indice est à 3, quand elle ne contamine qu’une personne, il est de 1. S’il est inférieur à 1, pas d’épidémie, s’il est supérieur, épidémie. Très simple non ? On l’estime à 12-18 pour la rougeole, 10 pour la tuberculose, 1,5-2 pour la grippe saisonnière (2-3 pour l’Espagnole), 1-2 pour Ebola.. 

Et pour le Covid ? C’est là qu’est le problème pour faire des estimations épidémiologiques. Quand on regarde les articles, il varie de 2 à 6. Vu les connaissances sur cet ennemi invisible je me demande comment on peut établir cet indice, et comment faire des projections fiables avec ce principal paramètre qui varie du simple au triple, et donner un résultat à la décimale près ? Personnellement je donnerais une fourchette plutôt qu’une décimale. Avec le confinement, Pasteur estime que ce taux est passé de 3,3 à 0,5. Selon Véran il varie aussi grandement selon que la fenêtre est ouverte ou fermée (/wp-content/uploads/2020/04/81fa7499-f80c-4494-92c5-eba222febdc9.mp4

, et je rajouterai avec la température (voir billet tour du monde, corrections) !

Pour ce qui est du taux de contamination, il varie selon les régions. En Ile-de-France ou dans le Grand Est, les régions les plus touchées, les épidémiologistes estiment ce taux à 12% en moyenne, mais celui-ci chute à moins de 2% en Nouvelle-Aquitaine, en Bretagne ou en Pays de la Loire. Sur quels critères ?

Par ailleurs, l’étude estime que 0,53% des personnes infectées décèdent de la maladie. Comment ce chiffre alors que d’autres parlent de 2%, et que 20 000 décès pour 115 000 contaminés dans le pays selon les chiffres officiels, donnent 17,4% ? Tout simplement parce que ce chiffre de mortalité doit être ramené à la population contaminée de 5,7% soit 3,7 millions, et pas seulement aux testés positifs. Le problème est que ces 5,7% sont trop variables, si c’est 10% de contaminés, la mortalité tombe à 0,26%, comme la grippe saisonnière. Encore moins si 15% des français sont contaminés, soit 0,17%.

Inversement, si on a une mortalité de 2% comme on nous le dit depuis des mois (« 98% guérissent »), 20 000 décès ne donnent qu’1 million de contaminés, soit 1,5% de la population. Dur dur le déconfinement dans ces conditions !

Si vous voulez en savoir plus sur le R0 et son incidence sur l’évolution de l’épidémie, voici une vidéo transmise par fabienne OD, https://youtu.be/KDG6dm9bSyw 

Un peu long mais complet, un peu hard pour certains et un peu trop rapide sur les courbes dévolution, mais pas mal fait. Au passage c’est fou le nombre de vidéo belges dans les plus intéressantes, chez nous rien !

En fait, la conclusion, c’est qu’on ne sait rien, et on est sur le sujet, dans le très approximatif, entre 5 et 15%, sans pouvoir jurer que cela n’est pas 25% ni 3%. Il y a pourtant un moyen de le savoir de manière très précise pour décider de la date du déconfinement et de sa stratégie. Sélectionner 1 000 personnes représentatives de la population, sérologie pour tous, on saura qui l’a ou l’a eu, et on pourra donner un résultat de la contamination précise, avec une décimale (restera toutefois variable selon les régions, donc tester les régions pour être parfait). Malheureusement cela mettrait au chômage nombre d’organismes et de chercheurs.

Gérard Maudrux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

44 commentaires

  1. Il y a un problème avec les prémices de l’Institut Pasteur et autres experts anglais: le communément admis 60%-70% de contaminations pour assurer une “immunité collective” n’a aucune base scientifique sérieuse. C’est peu-être issu d’un ‘modèle’ mais dont les présupposés, les “conditions aux limites” comme on dit en ingénierie, n’ont strictement aucune base rationnelle fiable. En quoi des chiffres anciens de grippe peuvent-ils servir de calibration? Le virus n’est pas le même (ou alors faut le dire, c’est une grippe comme une autre), il est beaucoup plus gros, différent. Les données disponibles fiables viennent de Chine, qui est en amont de deux mois sur le reste du monde. Or, dans la province du Hubei seuls 7% ont été contaminés. Pourtant, on n’attend aucune “seconde vague”. tel diamond Princess a vu 20% de contaminations quand le Charles de Gaulle en a vu 40%. Tel lycée de l’Oise a vu 40% de contamination mais seulement 10% dans les familles. Ca, ce sont des faits. Il est tout à fait possible que ce beau coronavirus se ‘calme” à 15% de contamination. En effet la question n’est pas sur les capacités du virus, mais des masses de virus. Non pas sur les fourmis, mais sur la fourmilière: les fourmis peuvent se reproduire exponentiellement, pas les fourmilières.

    • Je suppose que des statisticiens font des projections mathématiques à partir de l’indice R0 de contamination. La méthode de calcul, les formules sont probablement justes, mais comme le R0 est un peu pifométrique et varie de 1 à 3…

  2. « On peut supposer que d’ici la fin de 2020, la mortalité due au Covid-19 ne sera pas visible dans la mortalité globale suédoise. L’exemple suédois montre que les «confinements» étaient médicalement inutiles ou même contre-productifs ainsi que socialement et économiquement dévastateurs. »
    A lire ici
    https://covidinfos.net/covid19/suede-lepidemie-se-termine-meme-sans-confinement/420/

    Morts par millions habitants en date du 22/04/2020:
    Belgique 518 Espagne 455 Italie 408 France 319 à comparer avec Suède 175.
    Autre avantage de la Suède : pas de confinement = crise sociale et économique réduite.
    La crise économique à venir peut faire (beaucoup?) plus de morts, en France, Italie Espagne, Belgique car pays leaders en confinement .
    Ces pays risquent donc d’augmenter encore leur avance en nombre de décès. Dans cette hypothèse, la panique, la sottise et l’incompétence tuerait donc davantage que cette épidémie.
    Il n’est pas impossible que la France finisse la course macabre en tête si on prolonge le confinement plus longtemps que nos voisins italiens, espagnols et Belges.

      • Les valeurs décès par millions d’habitants étaient donnés en date du 22/04. Avec le temps, tous ces rapports augmentent.

        La Suède semble en retard sur les 4 pays confineurs , lesquels semblent avoir passé le maximum de mortalité journalière: un léger rattrapage de la Suède est donc possible.

        En date du 24/04 les décès par millions d’habitants sont:
        Belgique 560, Espagne 474, Italie 423, France 335 à comparer avec Suède 200.
        Il est peu probable que le confinement , au vue des données, soit un avantage: il faudrait que la Suède triple pour atteindre 600 pour conclure à un désavantage.
        Mais le pic semble atteint en Suède, donc un ultime <2*200 = 400 est plausible.

  3. Seuls des tests sérologiques ciblés peuvent nous permettre de connaître approximativement le taux de contamination de la population en rappelant qu’il a été de 50% sur le Charles de Gaulle grâce au confinement ???

  4. Le taux de létalité de 0,53% est tout de même sujet à caution. Si on applique ce taux de létalité à l’Allemagne qui déclarait 5.086 morts à la date d’hier, on obtient un nombre d’infectés de 959.623, soit seulement 1,21% de la population allemande ayant contracté le virus. On est loin des 5,7% de la population française infectée estimés par l’Institut Pasteur, alors que l’Allemagne a adopté un confinement moins strict que la France … Cela veut vraisemblablement dire que le taux de létalité du CoVid19 est très fortement dépendant du pays dans lequel on se trouve, de la prophylaxie mise en place, de la politique de test et d’isolement des personnes infectées, des traitements donnés ou pas en début d’infection, et enfin de l’état général des structures médicales … Donc 0,5% n’est sans doute pas le bon taux de létalité, ni pour l’Allemagne (sûrement inférieur à 0,5%), ni pour la France (avec malheureusement de grandes chances qu’il soit supérieur à 0,5%) … Donc tout à fait d’accord pour dire avec vous que le pourcentage exact de la population française infectée est compris entre 3% et 25% … Nous ne saurons avec précision que lorsque les tests sérologiques seront disponibles et auront été effectués sur un échantillon géographiquement et sociologiquement représentatif de la population. Le reste, c’est du doigt mouillé.

  5. https://mobile.agoravox.fr/actualites/sante/article/l-institut-pasteur-annonce-le-taux-223531
    En ce 21/04/2020, le JT de 20h sur France 2 faisait ses titres avec cette statistique toute droit sortie d’une étude publiée par l’Institut Pasteur : “moins de 6% de la population française aurait été infectée par le coronavirus”

    Ni une ni deux, je m’empresse de compulser les données de l’étude en question et… surprise ! Nichée au beau milieu de cet impeccable travail d’analyse, cette divine sentence :

    “Le taux de mortalité chez les personnes infectées est de l’ordre de 0,5%”.

    ENFIN, nous disposons de l’argument d’autorité ultime : une étude estampillée “Institut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec l’Inserm et Santé Publique France” (pardonnez du peu !) publiée aujourd’hui-même !
    source : https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-modelisation-indique-que-pres-6-francais-ont-ete-infectes

    • Ça correspond à l’étude de Ioannidis sur le Diamond Princess et de celle qu’il a fait sur le comté de Santa Clara aux USA.
      Ioannidis c’est quand même un des meilleurs épidémiologistes au monde. Donc c’est du sérieux.

  6. Votre proposition de sélection de 1000 personnes est judicieux cher Docteur. Le seul petit hic est dans l’adjectif: “1000 personnes représentatives”. C’est facile pour les élections suffit de leur demander pour qui ils ont voté la dernière fois. Mais là, représentatives? Y’a pas que jeune et vieux, gros et maigres etc. Faut aussi voyageur pas voyageur, avec des amis chinois ou pas (je plaisante!), solitaire ou sociable etc. Pas si évident

    • On a pas fait mieux que le Diamond Princess comme modèle finalement
      Ou le Charles de Gaulle
      Quand à la mortalité, il faudra rajouter les morts à domicile ( 7700 décès depuis 1er mars sur la base des certificats de décès électroniques avec mention covid+)
      Il faudrait déjà qu’on apprenne à compter nos morts…

  7. Que pensent les meilleurs épidéliologistes du monde du confinement :
    John Ioannidis
    https://www.statnews.com/2020/03/17/a-fiasco-in-the-making-as-the-coronavirus-pandemic-takes-hold-we-are-making-decisions-without-reliable-data/

    Peter Gotzsche
    https://www.deadlymedicines.dk/wp-content/uploads/G%C3%B8tzsche-The-Coronavirus-mass-panic-is-not-justified.pdf

    Les deux pensent que le confinement c’est jouer aux apprentis sorciers. Et que les conséquences pourraient être pire que le mal.

  8. Un virus apparaît, infecte une population et passe d’un individu à l’autre, la ligne du R0 est donc franchie à la hausse. Le 11 Mai, le gouvernement et sa cour de spécialistes disent que le virus aura franchi R0 à la baisse. Ceci ne tient pas la route car cela suppose que le virus a une obsolescence programmée, ce qui est opposé de façon grossière à Raoult qui l’envisage (les journalistes oublient volontiers le conditionnel de ses propos).
    La communication du gouvernement étant totalement erratique – sa marque de fabrique – et comme ils n’ont aucune idée de comment sortir d’un déconfinement qui a mis le pays à genoux, ils ont eux même défini obsolescence du virus au 11 Mai, sans que personne ne sache pourquoi.
    N’ayant aucune idée non plus de la façon dont tourne la société, ils en sont à proposer de la distanciation sociale dans les transports, sur les lieux de travail, dans les établissements scolaires. Que ne l’a t-on envisagé avant ! Quand on songe que les utilisateurs des transports en commun s’entassaient bêtement, que les classes d’élèves étaient en surnombre, que les lieux de travail sont trop souvent exigus. Un peu de distanciation sociale et le tour est joué, c’est magique !
    Les mêmes disent que le virus est toujours présent et le sera longtemps. En conséquence, nous sommes bien de retour ante confinement, avec un virus qui ne demandera qu’à se propager et ce quelles que soient les mesures. Covid, R0, il ne connait pas, lui il se multiplie et fait ce qu’il doit faire, les humains ont 2 solutions 1) l’affronter et laisser nos défenses se forger, 2) trouver un vaccin ce qui d’après moi n’arrivera jamais avec Covid.
    Dans la solution 1, il va de soit qu’il faut diagnostiquer et traiter les patients, ce que le gouvernement se refuse de faire, prenant mêmes des mesures pour empêcher les médecins libéraux d’exercer leur métier.
    Le centralisme nous tue d’avantage que le ferait Covid. Tout a été reporté sur les hôpitaux, ces derniers ne traitent pas et pire encore ne diagnostiquent pas, ils accueillent des patients en bout de course qui la plupart du temps sont intubés, et l’ont calcule la létalité à partir de cette fausse évidence.
    Chacun aura remarqué le changement radical de la presse aux ordres, tout ce qui a été vendu force collapsologie est maintenant rejeté, le virus (et c’est vrai !) n’est pas plus mortel que la grippe (sic), les vieux (j’adore anciens) peuvent recevoir des visites, les enfants ne sont pas contagieux.
    La réalité de ce déconfinement à la carte, la seule, est que l’exécutif redoute des mouvements sociaux d’une ampleur inédite, qu’insurrection est le mot qui tourne sur tous les réseaux sociaux, que les faillites d’entreprises et l’appauvrissement de la population seront sans égal.
    En bref, un Président immature, à la tête d’un gouvernement à la dérive, une opposition calquée sur le même modèle, les ingrédients d’une guerre civile sont réunis.
    Soljenitsyne disait que ce ne sont pas les révolutions qui changent un pays, c’est l’effondrement de son exécutif. Nous y sommes.
    Article de Michel Maffesoli (lui aussi un complotiste…) : https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/04/21/maffesoli-macron-le-matamore-bientot-face-a-une-revolte-de-spartacus/

  9. D’après l’article de l’Institut Pasteur, le taux de mortalité utilisé dans cette modélisation, de 0,5% des personnes infectées, provient de l’expérience du Diamond Princess, ce paquebot au large du Japon où tous les passagers ont été testés : 14 décès sur 3700 personnes, dont 712 infectés. Cela fait 2% de mortalité, mais en fonction de la structure d’âge et d’un modèle compliqué, ils aboutissent à leurs estimations… Il n’est pas aisé de savoir si les passagers de ce paquebot sont représentatifs de la population française !

  10. Eh oui cela n’auras servis à rien ce confinement n’auras servis à rien , du nul encore du nul et toujours du nul, je ne pensai pas être dirigé par plus mauvais que moi, alors il faudras faire tomber des têtes de politiques de pseudos docteurs, professeurs … arrêtons de payer des incapables… Licencions les pour fautes LOURDES.

    • Le confinement a quand même servi à éviter plus de morts avec l’asphyxie des hôpitaux. Les tests avec isolement des seuls positifs aurait été bien mieux sur le plan humain, médical et économique, mais on a voulu faire de petites économies, voilà le résultat.

      • Tout ça parce qu’un mathématicien anglais prévoyait un nombre de morts supérieur à celui de la grippe espagnole. Mais il n’avait appliqué le bon modèle mathématique.

  11. … mais est-ce un dogme ce taux de contamination atteint ?? Est-il atteint systématiquement quand une épidémie s’arrête ??
    Et autre question très naïve, mais que bcp se posent : où est donc caché ce virus (qui est donc susceptible de flamber à nouveau …) quand on est à R=0.5 ??

  12. Non car si j’ai bien compris, il existe un problème de fiabilité des sérologies,.Faux négatifs, faux positifs et negativation secondaire. Ça non plus,ça n’est pas si simple

    • Chercher le virus dans le nez : pas fiable. Chercher des anticorps dans le sang : fiable.

      • oui anticorps et virus dans le sang ,car c’est la qu’il loge et pas dans les poumons ou ailleurs, le sang manque d’oxygène et aux USA ils changent le sang des gens et l’oxygéne et les sauvent, les symptômes sont ceux du Sida,pelade,urticaire,oedeme cardiaque, probleme cerebral,nintestin perfore, rein attaqué,poumon attaqué etc,ils entubent a qui mieux mieux ,ce qui tuent les gens, car ils n’ont plus le virus a ce moment là ,comment peuvent ils dirent que les gens sont morts du Covid, si ils les testent en fond de parcours,car apres une semaine les symptômes oui, mais ,on a plus le virus,et leur défense est dans leur sang,donc ce virus a été bidouillé en laboratoire par des humains, comme le dit bien Pr Montagnier,et d’autres, qui est un homme magnifique,quej’a rencontre,etant EHS,sans doutel’ OMS donc Bill Gates et Linda Fondation sont les financiers a 80%,qui sont derriere,qui n’arrête pas de dire ce test réel ,donc virus c’ est super, maintenant je suis prêt a pucage et vaccin bidon, plan 2020 22,c’est limpide, un ami médecin l’a ,et il prend Plaquenil,deux jours mieux,Zinc et transfusion sang oxygénée et pénicilline pour infection intestin grave, il le dit ce n’est pâs du tout une maladie pulmonaire mais sanguine, maladie immunitaire pour lui c’est un VIH plus d’autres trucs ADN VIH enrubanés,les chercheurs trouvent et ils sont bâillonnés,c’est hallucinant, la terreur règne,ils font rien que d’empêcher les médecins de soigner et Plaquenil donne un coup de fouet sanguin pour cela que ça marche très bien, bon cela va finir par sortir ,OMS et Gates Fondation sont derrière ce virus mutant la terreur ca marche,les désobéissants commencent a pointer leur nez!Il est temps de désobéir.

    • Je suis très confiant : les sérologies seront bien assez fiables pour des études de séroprévalence. Et elle permettront de valider ou non cette étude qui effectivement me laisse dubitatif.

  13. Pourquoi la population résiste mieux dans les régions de l’ouest ?
    Non seulement moins de cas, mais un taux de létalité plus faible. On ne pas incriminer la chaleur dans ces bons résultats.

    • 1) Très très gros cluster dans l’Est qui a mis le feu aux poudres chez nous
      2) l’Alsace est à l’ouest de l’Allemagne…
      Le hasard des déplacements. La région Parisienne et plus touchée, car c’est un noeud central. La Bretagne et les Landes sont des “culs de sacs” pour la circulation en France, comme les départements à 0 décès.

      • Le département le moins touché est la Charente. Et personne ne comprend vraiment pourquoi.

      • On parle toujours du cluster de l’Est avec le rassemblement évangélique. Il y a eu le match de foot Lyon – Turin avec ses milliers de tiffosis italiens venus postillonner et se mélanger aux fans français, pourquoi ne parle t’on jamais d’un cluster Paca ?
        Est-ce parce que dans le Sud, l’IHU a systématiquement testé et traité les malades contaminés alors que dans l’Est, région dirigée par un médecin urgentistes (LR), on a appliqué le même traitement que La région parisienne et en Chine avec un traitement très invasif, d’emblée hospitalier sans passer par la case médecine de ville : ventilation mécanique invasive après curarisation, délétère par la forte pression en O2 et les conséquences morbides induites par la réanimation intensive.
        Je vous livre un copier-coller d’un article paru dans Le Figaro de vendredi dernier :
        La France souffre d’un système technocratique et trop centralisé
        MARIE-CÉCILE RENAULT
        « L’AUSTÉRITÉ se paye aujourd’hui en morts, dans nos hôpitaux », affirmait doctement Arnaud Montebourg il y a quelques jours dans Libération. Pourtant, la France est l’un des pays qui dépense le plus pour la santé. En 2018, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) a atteint 203,5 milliards d’euros, soit 3 037 euros par habitant, représentant 8,6 % du PIB, selon la Drees. La facture s’alourdit à 260 milliards d’euros si l’on ajoute les soins de longue durée, les indemnités journalières, le fonctionnement de la recherche… Bref, tout ce qui constitue la dépense courante de santé (DCS), agrégat plus large, utilisé pour les comparaisons internationales.
        Mises but à bout, les dépenses de santé en France représentent au total 11,3 % du PIB, soit la proportion la plus élevée de l’Union européenne avec l’Allemagne (11,2 %), bien au-dessus de la moyenne de l’UE (9,8 %), selon l’OCDE. L’hôpital est le premier poste de dépenses avec 32 % du total, supérieur à la moyenne de l’UE (29 %), devant les soins de ville (27 %) et les médicaments (18 %).
        Malgré ce niveau record de dépenses et vingt ans de transformation accélérée du système de santé au gré des réformes successives (plan hôpital 2007 et 2012, loi HPST, « Ma santé 2022 », etc.), la France confrontée à l’épidémie est moins performante que d’autres pays comme l’Allemagne, la Suède ou la Corée.
        Outre le manque de gel et de masques, la pénurie de réactifs et d’écouvillons pour les tests de ­dépistage, l’Hexagone ne comptait au début de la crise que 5 000 lits de réanimation avec respirateur contre 28 000 en Allemagne et ­effectuait moins de 200 000 tests hebdomadaires contre 500 000 outre-Rhin.
        Davantage qu’à un manque de moyens, les difficultés françaises tiennent avant tout à un défaut d’anticipation et à l’organisation même du système de santé. Émiettement des ressources entre trop d’établissements, absence de véritable gradation des soins, 30 % d’actes redondants, coopération insuffisante entre l’hôpital et la médecine de ville… Les maux sont connus et Agnès Buzyn avait commencé à s’y atteler avec son plan « Ma santé 2022 ».
        Face à la crise, quatre failles apparaissent. Alors que le système allemand est très déconcentré et responsabilise les acteurs locaux, le modèle français apparaît très centralisé et technocratique. L’État contrôle la santé avec un système de planification (numerus clausus, Ondam, etc.) et tout un tas de procédures et nomenclatures. Les acteurs de terrain, les médecins de ville, les laboratoires de ville n’ont pas été associés au schéma initial. « Il aurait fallu alléger les contraintes, pour permettre un meilleur usage des ressources et gagner en réactivité. Par exemple, les laboratoires privés ont au départ été exclus des tests, car ils n’avaient pas l’agrément de niveau 3 », rappelle Nicolas Marques, directeur de l’Institut économique Molinari.
        De même, les laboratoires vétérinaires, dont les machines peuvent faire des tests en grande quantité et ne sont pas bridées par le réactif d’un seul fournisseur, viennent à peine d’être associés au dépistage. « C’est typique des rigidités créées par l’État qui nuisent à la réactivité du système », affirme Nicolas Marques. Par ailleurs, l’État a réquisitionné les masques et instauré un contrôle des prix sur les gels. « C’est très nocif car ce faisant, il détruit toutes les incitations marchandes à produire. On a pris des décisions qui ont gravé dans le marbre la pénurie. C’est typique d’une gestion centralisée défaillante », poursuit Nicolas Marques, pour qui il aurait mieux valu laisser les acteurs jouer leur rôle, quitte à ce que les prix augmentent, et que l’État soutienne les consommateurs via des baisses de taxes ou une prise en chlarge par la Sécurité Sociale.
        Ce centralisme va de pair avec une bureaucratie, qui rend difficile les procédures d’urgence. Ainsi, les hôpitaux français emploient presque 34 % de personnes n’ayant aucune tâche médicale, indique une étude de l’Iref. « En France, les monstres bureaucratiques comme l’AP-HP agissent au ralenti, sans aucune marge de manœuvre pour améliorer l’efficacité », affirme Nicolas Lecaussin, directeur général de cet institut de recherche économique. À l’inverse, dans les hôpitaux allemands, plus de 90 % des directeurs sont de vrais chefs d’entreprise, des managers, qui gèrent l’hôpital comme une société devant obtenir des résultats. « C’est la raison pour laquelle ils ont pu agir très vite, dès le milieu du mois de février, pour l’achat de matériel médical afin de faire face à l’épidémie. L’indépendance financière et la liberté managériale ont facilité leur préparation rapide », indique Nicolas Lecaussin. « En France on attend tout de l’État. Du coup, est-on bien sûr d’avoir créé une chaîne de décision ou chacun sait bien ce qu’il a à faire ? On est aussi dans une crise de responsabilité », abonde Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’Ifrap.
        En outre, s’ajoutent en France les lourdeurs liées au statut de la fonction publique. « En Allemagne, ils travaillent avec des contractuels. Les rémunérations sont supérieures, mais ils travaillent quarante heures par semaine et partent à la retraite à 65 ans, tout en dépendant pour l’hospitalier plus de 10 milliards de moins par an que nous », observe Agnès Verdier-Molinié. Pour ce qui concerne l’hôpital, « il est clair aujourd’hui que son statut propre, les corporatismes protégés par les multiples statuts professionnels et les règles de gestion d’un établissement public administratif sont devenus incompatibles avec la souplesse, la réactivité et l’efficacité nécessaires pour faire face aux enjeux d’une évolution permanente », analysent Gérard Vincent et Guy Collet, respectivement délégué général et conseiller en stratégie de la Fédération hospitalière de France (FHF).
        Enfin, la France se heurte au clivage mortifère public-privé. Ainsi, dans les premiers temps, on a vu des hôpitaux publics débordés du Grand Est envoyer des patients en hélicoptère dans le Sud, alors que les cliniques de la région avaient des places libres. Un réflexe qui tient au fait que le système français reste très hospitalo-centré. « La France organise le flux de patients dans un entonnoir permanent vers l’hôpital, même pour ceux qui pourraient être soignés en ville, d’où la crise que l’on connaît dans nos hôpitaux », souligne Agnès Verdier-Molinié. Un travers accentué par le fait que la sphère publique est dominante dans la prise de décision et les instances qui conseillent les autorités. « Quand on connaît mieux le public, on a une propension naturelle à passer à côté des atouts du privé qu’on connaît moins bien. Il faut parvenir à compenser ces biais naturels qui bloquent la réactivité », conclut ­Nicolas Marques.

        Dr Tramieux

  14. Dr Maudrux, la voix de la sagesse.Merci pour vos coups de gueule, cela me remonte le moral.

    • J’adore son préambule :
      “Plus je sais, plus je sais que je ne sais pas et les autres non plus.
      Un scientifique qui ne doute pas n’est plus un scientifique”
      J’adhère à 100%, c’est ce que j’ai mis dans mon billet du 18/4.

      • C’est bien ce qu’on reproche à Raoult : affirmer sans preuve et sans jamais douter d’abord que le Covid n’est rien du tout, puis que c’est de la rigolade à soigner tellement c’est simple… non seulement il ne doute jamis, mais il manque de la simple humilité des vrais découvreurs, qui n’ont pas ce côté mandarin mythomane.
        Maintenant, continuer à faire de la médecine comme au XIXe siècle, basée sur les croyances, si vous ne pouvez pas vous passer des hommes providentiels et des ordonnances simples (une maladie, un médicament-miracle pour tout le monde

        • Raoult n’affirme pas sans preuve. Son protocole montre qu’il y a une diminution de la charge virale plus rapide dans les personnes traitées que dans les personnes non traitées, sur la base des observations effectuées sur ces dernières en Chine (pour gagner du temps, il ne souhaite pas tout reprendre à zéro, car il considère que les équipes de recherche chinoises sont d’un niveau extrêmement élevé). Il n’a jamais prétendu avoir le premier l’idée d’utiliser l’HCQ, il a tout de suite dit dès le mois de février que les Chinois avait indiqué que cela donnait des résultats encourageants. Il a eu simplement l’idée d’ajouter l’azithromycine pour son efficacité reconnue dans les affections respiratoires et sa bonne tolérance générale.
          Toute son approche des maladies infectieuses, pas seulement dans le cas du CoVid, est que beaucoup peuvent être soignées par des molécules déjà existantes, dont on connaît bien les effets secondaires, et souvent peu chères parce que tombées dans le domaine public – l’intérêt principal de cette approche étant que les maladies infectieuses font souvent les pires ravages dans les pays en voie de développement qui n’ont pas les moyens de se payer une médecine à l’occidentale et pour lesquelles les molécules peu chères sont donc particulièrement utiles.
          Toute l’approche de son équipe, pas seulement sur le CoVid19, consiste à attaquer les infections le plus tôt possible afin de réduire la charge virale, et donc le taux de contamination et le risque d’aggravation dû à la maladie elle-même ou aux affections opportunistes, d’où sa philosophie de tester et de traiter dès l’apparition des symptômes. Toute une partie de l’IHU travaille d’ailleurs dans le domaine des diagnostics pour les rendre plus performants en termes de rapidité d’obtention du résultat.
          Vous pouvez, bien sûr, ne pas être convaincu par sa démonstration, qui ne correspond pas aux canons en vigueur des études randomisées en double aveugle.
          Mais pourquoi ne pas laisser la liberté aux patients français de faire un choix éclairé, s’ils souhaitent bénéficier du protocole Raoult sous la surveillance médicale de leur médecin traitant (avec, entre autres, ECG à J0 et à J2)? Imaginez que vous êtes père ou mère de famille mono-parentale, avec des enfants à charge, ou que vous faites partie des personnes à risque de développer des complications du CoVid19, parce que diabétique, obèse, ou souffrant d’autres comorbidités, voire âgé de 60 ans ou plus … Au nom de quoi pouvez-vous dire à ces patients-là, s’ils ont effectivement une forte suspicion d’être atteints du CoVid19 et donc à risque de développer les complications, “rentrez chez vous et attendez que ça passe, sauf si ça se complique”, alors que les services de réa étaient jusqu’à présent à saturation ? Au nom de quoi pouvez-vous dénier à ces patients-là le droit de demander à bénéficier du protocole Raoult s’ils le souhaitent, après avoir dûment vérifié que leur fonction cardiaque permettait le traitement et les avoir dûment informés que le traitement n’améliorerait peut-être pas leur état par rapport à leurs chances de guérir naturellement, voire qu’ils avaient même des chances de subir des effets secondaires du traitement, et après les avoir fait signer une décharge ?
          Pourquoi refuser aux patients des EHPAD en mesure de prendre cette décision (ou à leurs proches, si ces patients sont sous tutelle) de bénéficier de ce traitement s’ils le souhaitent ?
          Pensez-vous vraiment que nous aurions plus de morts en France si la médecine de ville avait le droit de prescrire le protocole Raoult, sous son contrôle strict, en respectant les indications précises, c’est-à-dire en excluant notamment les patients pour lesquelles le risque d’effet secondaire est mis en évidence par l’ECG ? En termes de mortalité par habitant, la France est actuellement au 4ème rang mondial, avec un taux se rapprochant de plus en plus de l’Italie. N’est-il pas temps de laisser aux patients le choix ?
          Si le problème est le manque d’HCQ, et le risque pour les lupiques et autres patients de manquer de leur traitement de fond, alors pourquoi rien n’a-t-il été fait pour en commander depuis le mois de mars ?
          Un dernier mot : il convient de se méfier des études randomisées en double aveugle, un nombre non négligeable comportent des biais qu’il est facile de cacher et qu’on ne découvre souvent qu’à postériori, après lecture extrêmement attentive et/ou expérimentation dans la vraie vie qui montrent que les résultats ne sont pas aussi bons que “prouvés” ou que les effets secondaires sont bien supérieurs à ce qui était initialement déclaré (durée d’étude trop courte, effets secondaires donnés par rapport à une cohorte complète alors qu’ils n’affectent qu’une certaine partie de la cohorte sans recherche approfondie des caractéristiques de la population ainsi affectée, raisonnement sur la morbidité incluant parfois la mortalité, si bien que la molécule semble avoir un effet positif sur la morbidité, bien qu’elle n’en ait aucune sur la mortalité, changement des critères d’exclusion en cours de route passés sous silence, etc.)

          • C’est exactement ce que je pense, merci pour cet excellent plaidoyer.

        • Raoult a raison sur tout ,il dit que ce virus décline etb reviendra dans quelques mois, il donne un traitement avec 94°/° de réussite et 9 morts sur plus de 4000 patients ,point ,ça c’est un médecin,les tests effectué sont pas complets et et ce sont les testeurs des résultats sur les gens qui est valable désormais,les modes changent et tant mieux mais les Laos et Black Roc n’aiment pas cela, il préfère rien cad laisser les gens mourir chez eux sans traitement et bog data vous dira la vérité scientifique,il est juste excellent,voir le Senagal qui traite comme Raoult ,et ca marche aussi, son équipe une de meilleurs au monde, vous devriez être fier d’avoir cet homme en France plutôt que de devider votre ignorance!