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Cameron : respect.

David Cameron a des qualités qui se font rares en France

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, il était plus opposé que favorable à l’Union Européenne. Il a fait son boulot sans état d’âme, a géré au mieux, a renégocié au profit de l’Angleterre, s’est satisfait du résultat et a finalement défendu cette Union. C’est un homme politique capable d’améliorer, et de changer son propre avis s’il pense que c’est mieux, sans se cacher.

Il a voulu faire partager sa position à ses compatriotes et faire taire les opposants. Il s’est planté, mais la démarche était tout à son honneur et il faut dire que l’Union Européenne, avec ses résultats ne l’a pas aidé.

Il n’a pas été suivi et en a tiré des conclusions fort démocratiques. Il n’est pas là pour lui-même mais pour représenter la majorité de ses compatriotes. Ce résultat n’est pas le sien, il doit en laisser la gestion à la majorité qui l’a voulu et à ses représentants. En France, on s’accroche plutôt à son poste, quoi qu’il arrive. Je me souviens d’un candidat Président qui écrivait dans un livre que désavoué par les français, le Président devait démissionner. 12% d’opinions favorables (dernier sondage Sofres du 30 juin), comme l’aurait dit le regretté Santini : « il descend tellement bas dans les sondages qu’il finira par trouver du pétrole », c’est peut-être ce qu’il attend. Si 12% ce n’est pas encore en dessous de 50, pour Cameron, 48 c’est en dessous de 50, tout comme pour De Gaulle 47 étaient en dessous de 50.

Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, tout le monde le presse de refaire un référendum, et on peut supposer qu’il serait différent. Cameron respecte trop la démocratie pour refaire un référendum quand on n’est pas content du résultat. Le faire serait insulter la démocratie, que l’on soit pour ou contre.

David Cameron est un grand Monsieur, un vrai démocrate, un élu honnête qui respecte les électeurs, même s’il est en désaccord, montrant par là qu’il s’est toujours considéré non comme un chef, mais comme un représentant du peuple et aux ordres de celui-ci. Nos politiques oublient cela et nous oublient une fois élus. Bien peu lui arrivent à la cheville.

Gérard Maudrux

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Un commentaire

  1. Comment ça “le regretté Santini” ? n’êtes-vous pas en train de l’enterrer un peu prématurément ?

  2. Anti-conformiste vous avez dit?
    J’y vois une langue de bois, bien complaisante avec les idées ” de droite”

    • J’ai effectivement la réputation de pratiquer la langue de bois contrairement à nos politiques et syndicalistes “représentatifs” et écoutés. C’est sans doute pour cela qu’il m’ont fait taire.
      Quant à la “droite”, je me suis toujours considéré comme athée. Je raisonne toujours à partir de faits concrets non manipulés, et je cherche toujours l’efficacité et le bon sens. Les faits et le bon sens ne sont ni de droite ni de gauche, si tant est que cette dualité a un sens, en tous cas pas pour moi. Les rares intrusions politiques que j’ai faites ont toujours été avec une étiquette “société civile”, contre la droite, la gauche et les deux extrêmes.

  3. D’accord avec vous
    Interessez vous aux idees de jacques cheminade qui s’attaque au coeur des problemes: la financiarisation deregulee et la perte de reel pouvoir des politiques au profit des banques et des fonds de pension.