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A quoi joue Monsieur FATOME (1) ?

Monsieur Thomas Fatome est directeur de la Direction de la Sécurité Sociale (DSS). La DSS est une émanation du ministère des Affaires Sociales et de la Santé, chargée de concevoir les politiques relatives à la Sécurité sociale et qui assure leur mise en œuvre. Elle a sous tutelle les organismes de Sécurité sociale (régime général, professions indépendantes ou régimes spéciaux sauf MSA), et contrôle également les organismes de protection complémentaire et de la mutualité.

Monsieur Fatome vous le savez déjà, ne m’aime pas du tout, c’est le moins qu’on puisse dire, non pour ce que j’ai fait, mais parce que je refuse de jouer les tartuffes qui se couchent devant le pouvoir ou ces technocrates qui agissent comme en terrain conquis sans aucune légitimité (ni compétence). Si son prédécesseur avait tenté de me censurer, lui est passé à l’acte. Il est à l’origine de la publication du décret sorti en plein milieu de l’été pour empêcher ma réélection début septembre, non parce que j’aurais détourné, mal agi ou fait des erreurs dans ma gestion, mais parce qu’il ne supporte pas ma liberté d’expression. Quand il parle de moi à ses interlocuteurs, c’est pour s’emporter et parler de mes éditos (critiquant les énarques).

Mais son aversion ne porte pas que sur la liberté d’expression quand on voit comment il agit avec les élus sociaux et les PL. Alors que son rôle est d’aider les caisses à fonctionner mieux, non en apportant une expertise vu le parcours de tous ceux qui oeuvrent chez lui, mais au moins en répondant à nos besoins et demandes concernant le cadre juridique. Au lieu de cela, il fait tout ce qu’il peut pour nous empêcher de travailler.

Ainsi après avoir empêché les suppléants élus de prendre une part active dans les caisses (à la Carmf ils ont été interdits de séminaire de formation, non directement, mais interdiction de rembourser leurs frais), il empêche les titulaires et les Présidents de prendre une part active dans leur caisse, en rappelant que ces derniers ne peuvent être indemnisés que « pour les séances du CA, les commissions statutaires et les activités de représentation extérieure à la caisse ». » Les activités de préparation de ces réunions, ainsi que la participation aux activités quotidiennes de la caisse ne donnent pas lieu au versement d’indemnités ni au remboursement de frais de fonctionnement ». Monsieur Fatome ne veut pas administrateurs préparant les dossiers ou les réunions, ne veut pas que les Présidents s’occupent des affaires courantes et de de vos dossiers personnels (sinon à leurs frais privilégiant ainsi les parisiens). Ses prédécesseurs n’avaient pas une application aussi restrictive de la loi de 1959 concernant notre statut, pas plus que les nombreux inspecteurs IGAS, IGF ou Cour des Comptes qui ont fait de nombreux contrôles dans toutes les caisses depuis plus de 70 ans sans trouver anormal que ceux qui assument leurs responsabilités soient défrayés en dessous de leurs frais et pertes de gains.

Monsieur Fatome, si c’est la loi et qu’elle vous paraît mauvaise, vous seul avez la possibilité de modifier cela afin de permettre aux élus indépendants de faire le travail pour lequel ils ont été élu, apparemment, cela ne semble pas être votre souhait, il me semble pourtant que c’est votre devoir. Pourquoi aussi faites-vous une discrimination entre les élus indépendants, et les salariés ou syndicaliste car pour ces derniers, l’employeur ou leur syndicat s’en charge.

Par contre je vois que vous choyez les syndicalistes. Introduits à la CNAVPL alors que la loi veut que les représentants soient élus, ils ont plus de droits que les élus. Si un élu retraité ne peut être indemnisé, un syndicaliste retraité l’est par son syndicat, et un actif l’est doublement, par son syndicat et par la caisse, vous le savez, je l’ai écrit et vous me lisez. Si un ancien Président, même élu ne peut siéger à la CNAVPL même comme suppléant, s’il est syndicaliste il peut siéger comme titulaire, ce qui est le cas pour l’un d’entre eux. Il peut même être Président de la CNAVPL sans être passé par les élections dans une caisse. Ainsi, si je me fais présenter par un syndicat, rien ne m’empêcherait de briguer la Présidence, alors qu’élu cela me serait interdit. Je n’aurais même pas le droit d’être administrateur, ni même simple suppléant

Monsieur Fatome, pourquoi vous acharnez vous à empêcher les élus des caisses de PL  de faire leur travail ? Pourquoi favorisez vous les syndicaliste au détriment des élus contre la décision démocratique des affiliés ? Etes vous payé pour que cela aille mieux ou pour que cela aille plus mal ? Quel jeu jouez vous ?

Gérard Maudrux

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Un commentaire

  1. J’ai le sentiment que vous prêchez dans le désert, et je ne vous en admire que plus, pour votre courage et votre détermination.
    Merci pour tout ce que vous avez fait, et pour ce que vous continuez de faire.
    Très confraternellement

  2. Encore bravo pour vos précieuses interventions. Le malheur, est qu’elles ne touchent que ceux qui sont déjà convaincus, et que les autres font comme si elles n’existaient pas, pendant qu’un Martinez est prêt à incendier la France par goût du pouvoir. Que faire ?

  3. Encore un exemple de la pseudo-démocratie des minorités agissantes.
    Mr FATOME et R MARTINEZ = même combat.
    Tous ces petites gens qui prennent le pouvoir sont méprisables pour les médecins.
    Il faudrait trouver un moyen de faire diffuser vos informations au delà de la sphère médicale. MEDIAPART pourrait il nous apporter des infos sur les primes de mr FANTOME.
    Bon courage

    • Merci. Ce n’est pas ses primes, qui sont a mon avis moindre que ce que vous pensez, mais son comportement qui n’est pas à la hauteur de ses responsabilités et de ses devoirs. Ils doit aider et être partenaire de caisses sous la responsabilité d’élus, et il n’aime pas les élus, préférant des individus payés indirectement par son ministère. Il élimine ceux qui ne pensent pas comme lui, empêche les autres de travailler. Nous verrons le résultat dans le deuxième billet.

  4. Quels sont les médecins qui sont au courant de ton analyse ?
    Les médecins de base surement pas et j’en suis. Les présidents de nos syndicats ? ça m’étonnerai .
    Amicalement.

    • Peu sont au courant, car du temps de ma présidence, j’ai toujours estimé que j’étais là pour leur parler de leurs problèmes, pas des miens. De plus j’ai toujours pensé que si je disais que je n’étais pas payé, personne ne me croirait. Par contre maintenant j’ai plus de liberté de parole et je peux plus facilement dire dans quelles conditions nous travaillons, et je ne suis pas le seul. J’ai été visé, certes, mais c’est l”ensemble de nos professions et fonctions que certains ne supportent pas. Quant aux syndicats, il y a les 2 qui sont écoutés et qui ont oeuvré avec ces gens là pour m’éliminer, et à qui on donne tous les moyens, et les autres syndicats qui compatissent et déplorent.